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    Pourquoi  
    ' Moreana ' ?

    par Germain Marc'hadour (G.M.)
    (extrait du n° 40 de Moreana)

       Le mot ana, second élément de notre titre, n'est plus guère employé. Il a pourtant du blason, et alors que des termes aujourd'hui très courants, comme gourou, sont encore absents du Petit Robert, ana y a droit à quatre lignes :

    n.m. (XVIIe siècle, de la terminaison du titre latin de recueils : Scaligeriana, Menagiana, pluriel neutre d'adj. en -anus). Recueil de pensées, de bons motes d'un auteur, d'une personnalité, d'anecdotes relatives à sa vie, etc.

       Les catalogues de vieux livres nous fournissent quantité de formations similaires. Telle fut, au 18e siècle, la vogue de ce genre littéraire, ou plutôt de cette formule, que d'habiles compilateurs firent même des ana d'ana - des ananas, me souffle un farceur - tel ce recueil de 1075 pages, en deux volumes, publié en 1731 à Amsterdam.

       Nos cahiers n'appartiennent pas tout-à-fait au genre anecdotique, pas assez au gré de certains lecteurs, qui ont pour cette raison déserté l'Amicale. Certains articles y ont atteint plus de trente pages. D'autres sont hérissés d'allemand, de grec, ou de jargon sociologique. Sans doute y aura-t-il lieu d'agrémenter chaque numéro, à l'avenir, d'au moins une bonne histoire : l'œuvre de More abonde en merry tales, dont la plupart n'ont jamais paru en traduction française. Ses épigrammes - et il y en a des centaines - viennent de paraître en version russe intégrale (Moscou, 1973).

         Que cette ferveur nous serve de modèle !